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Design, Reflexion, Search Marketing, Social Media

Du référencement au « préférencement », le SEO est-il mort ?

Référencer un site internet consiste à mettre en pratique un certain nombre de techniques pour améliorer sa visibilité sur les moteurs de recherche et générer plus de trafic. Il s’agit d’agir, entre autres, sur la structure même du site, son contenu, et son autorité/influence sur le web. Cette dernière variable a fait l’objet de nombreux tests qui ont révélé son importance croissante dans les facteurs de classement des résultats de recherche, comme l’étude réalisée par SEOMoz en avril dernier :

Cette prise en compte des métriques du web social n’est pas un surprise, c’est simplement le reflet de la proéminence des réseaux sociaux dans les habitudes des internautes. Les marques l’ont bien compris. Il ne suffit plus d’être vu pour être suivi, apprécié et partagé. Il faut désormais accueillir les internautes, susciter un intérêt réel et proposer des contenus engageants. Comment ?

  • en étant présent sur les medias sociaux
  • en engageant la conversation avec les consommateurs
  • en pariant sur un design original et séduisant

Face à ce constat, certains diront que cette tendance du web social remettrait en partie en question la validité et la nécessité de recourir aux tactiques « traditionnelles » de référencement. Ne suffit-il plus en effet de se concentrer sur la valorisation de commentaires sur Facebook, de retweets et de +1s ? Le SEO est mort ? A mon avis, il a encore une longue vie devant lui 🙂 Il me semble en effet que les métiers de référencement, de community management ou encore de web design prennent tout leur sens dès lors qu’ils se complètent :

Des medias sociaux « SEO-oriented » : on sait que la présence des marques sur les réseaux sociaux génère des liens, participe à accroitre l’autorité des sites sur la toile, encourage le partage d’information, et conduit, à terme, a plus de trafic. Toutefois, l’expérience de l’utilisateur s’arrêtera net si les pages de destination des liens partagés ne sont pas pertinentes, tant dans leur contenu que dans leur forme. L’optimisation de ces pages se retrouve alors entre les mains du spécialiste SEO, en charge de conduire des tests A/B ou à plusieurs variables via Google Website Optimizer par exemple.

Une conversation « SEO-aware » : Il ne s’agit pas d’optimiser le contenu de chaque article ou commentaire, mais d’être conscient des implications SEO d’une conversation directe entre les marques et les consommateurs. Les marketeurs devraient toujours garder un œil sur le site principal de la marque mais aussi sur les autres sites qui lui appartiennent, voire sur des sites hébergeant des contenus négatifs sur les produits de la marque par exemple. L’e-reputation peut être vite mise à mal sachant que les bad buzz diffusés sur les réseaux sociaux sont aussi rapidement déployés sur les moteurs de recherche ! Ikea avait su prendre le contre-pied en Février 2010 lors d’une forte mobilisation sociale de ses salariés, en affichant au-dessus des résultats de recherche organique « Mouvement social : Ikea répond à toutes vos questions » via une publicité AdWords. Stratégie trop offensive ou pas, Ikea fait partie des marques les mieux notées par le laboratoire des marques en conversation.*

*L’agence W&Cie et le CSA ont développé ensemble un baromètre des marques en conversation sur internet pour évaluer le degré de dialogue des marques avec leurs consommateurs. Cet observatoire liste dix conditions nécessaires à la réussite d’une communication participative : écoute, disponibilité, considération, transparence, humilité, confiance, cohérence, modernité, proximité et envie d’échanger. Sur 120 grandes marques étudiées en 2010, Google semble être la plus proche des internautes, et seulement 17 sont perçues comme étant en conversation. Car, comme l’explique Denis Gancel, converser avec les Français n’est pas simple : « Dialoguer demande à la fois un investissement financier et une reconfiguration des directions de la communication en prenant cette problématique en compte. Il y a aussi une question de savoir faire. Dialoguer est un métier qui s’apprend ».

Un design « SEO-friendly » : si un site est peu visible sur les moteurs de recherche, les visiteurs n’auront pas le plaisir de découvrir l’esthétique d’un design ou l’originalité des animations. Un beau site non optimisé est un site virtuellement mort. Parallèlement, un site dont l’optimisation est efficace mais le design repoussant n’est pas meilleur. L’offre est aujourd’hui gigantesque ; Internet est un média où il est aussi facile d’entrer… que de sortir. Il suffit d’un clic. La conséquence sur les chiffres est alors immédiate : un fort taux de rebond et peu, voire pas, de conversions. Designers et spécialistes SEO ont bien intérêt à travailler ensemble.

Finalement, j’en reviens à la vision globale de Rank Fishkin du métier de “Organic Web Strategist”.

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