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Advertising, Reflexion

Le marketing des émotions #4 : L’art dans la pub

Dans le contexte actuel où le tout média rend les messages brouillés voire inaudibles, de nombreux consommateurs manifestent un besoin d’authenticité, une quête de sens. Beaucoup considèrent que la course technologique et les modes de consommation « zapping » sont responsables du déclin de certaines valeurs de la société. Et les marketeurs l’ont bien compris…

Les références artistiques en publicité sont souvent plébiscitées car elles lient le consommateur à des œuvres connues, des valeurs du passé parfois, une façon de se raccrocher à ce qui est véritable plutôt que de s’aventurer dans ce qui est original.

LEVI’S : La création d’Adam, 1508-1512, Michel Ange, Chapelle Sixtine, Rome.


NESTLE : La Laitière, 1658-1661, Jan Vermeer, Rijksmuseum, Amsterdam.

CITROEN : Xsara Picasso

MARITHE FRANCOIS GIRBAUD : La Cène, 1494-1498, Léonard de Vinci, Église Santa Maria delle Grazie, Milan

LEXUS : Vase avec douze tournesols, 1889, Vincent Van Gogh, Musée d’art de Philadelphie.

LOUBOUTIN : Magdalen with the Smoking Flame, 1640, Georges de la Tour, Los Angeles County Museum of Art

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7 thoughts on “Le marketing des émotions #4 : L’art dans la pub

  1. Je suis sensible à ce rapprochement: publicité et oeuvre d’art. La publicité prend une autre dimension, elle devient effectivement une valeur sûre. Le détournement de l’image picturale connue en une image publicitaire permet une autre lecture de l’oeuvre, introduit parfois l’humour et désacralise l’image: c’est donc tout un art aussi pour le publicitaire de s’approprier un chef-d’oeuvre !

    Posted by veronik beaucé | July 18, 2011, 6:31 pm
    • Effectivement, c’est vrai dans les deux sens…
      Marshall Mc Luhan : “La publicité, c’est la plus grande forme d’art du XXème siècle.”
      Andy Warhol : “L’art, c’est déjà de la publicité. La Joconde aurait pu servir de support à une marque de chocolat, à Coca-Cola ou à tout autre chose.”

      Posted by Charlotte | July 18, 2011, 6:55 pm
  2. L’art et le commerce ont toujours faits bon ménage.Rubens gérait son atelier comme un homme d’affaire et les maîtres hollandais du 17e siècle peignaient pour pérenniser la nouvelle bourgeoisie. Rembrandt a inventé l’embryon du copyright. Aujourd’hui, l’artiste Vaneesa Beecroft maîtrise bien les concepts de marketing. Elle fait parader des mannequins dans des musées, avec des vêtements typiques d’une région donnée (New York, Tokyo, Paris, etc). Ses mannequins fardés de blanc et immobiles se révèlent plutôt laid car ils sont réduits au statut de faux objets.

    Posted by Stéphanie Corriveua | July 25, 2011, 2:08 pm
  3. Vanessa Beecroft qui a d’ailleurs participé au clip de 35 minutes de Kanye West, Runaway.

    Posted by Hortense | July 25, 2011, 10:46 pm
  4. Quand les publicitaires essayent de récupérer un peu de la gloire des artistes… (sourire)

    Corrections : le “copyright” fut inventé par Michel-Ange Buonarroti (1475 – †1564), pour sa piétà. Il fut le premier à signer une oeuvre, en 1499. Parce que les critiques d’art de l’époque pensait qu’il allait déterrer des oeuvres romaines pour se les attribuer… Il a signé sa sculpture, l’a fait enterrer, et à grand renfort de publicité, il l’a fait deterrer devant une foule de critique, d’aristoscrates et de membres de la Curie du Vatican… Et lorsque la terre fut nettoyée, surprise, son nom apparu sur le baudrier de la Vierge.

    Qui parle de communication ? (sourire). Petit malin, le bonhomme !

    Andy Warhol se plante avec la Joconde, Léonard ne l’a jamais montrée. C’est une oeuvre destinée au seul plaisir de l’artiste (d’ailleurs, on ne sait pas bien pourquoi Da Vinci la gardait jalousement dans ses bagages, sans jamais la faire voir ?). Elle n’a donc aucun message, et lui en attribuer un est un geste iconoclaste, au vrai sens du terme.

    Rembrant n’est pas un bon exemple en ce qui concerne le commerce de l’art, il est mort complètement ruiné, ayant vécu toute sa vie largement au-dessus de ses moyens, hé, hé…

    Rubens, lui, était effectivement plus marchand et diplomate qu’artiste. Son atelier était une vraie usine à tableaux, avec une foule d’assistants. Sacré requin, celui-là.

    Quand à Vanessa Beecroft, elle ne restera pas dans l’Histoire très longtemps…

    Posted by Gil de Bizemont | August 3, 2011, 6:37 am

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